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DES VACANCES SUPER A L'ILE D'OLERON (FRANCE), DANS UNE MAISON TOUT CONFORT, FACE A L'OCEAN ATLANTIQUE

Oléron et la Saintonge à la veille de la guerre de 100 ans:

Jean sans Terre, à peine monté sur le trône d'Angleterre, va se montrer odieux pour ses vassaux et, bien qu'ayant débarqué sur le continent et ayant accordé une charte de commune à Saint Jean d'Angély, il va provoquer par son comportement ce qui fut appelé plus tard, les "appels d'Aquitaine" des nobles. Les vassaux mécontents de leur suzerain direct (duc d'Aqquitaine) faisaient ainsi appel au suzerain supérieur, le Roi de France... Une occasion pareille ne peut se laisser passer. La chambre des Pairs prononce la confiscation des biens de Jean en terre française! Aussitôt c'est la guerre entre Jean, soutenu par Aliénor, et Philippe Auguste soutenu par son allié, Arthur de Bretagne que Jean fera lâchement assassiner... Aliénor, qui était l'âme de la région, meurt le 31 mars 1204. Seules les îles et La Rochelle se conservent à Jean sans Terre. Philippe reprend sans peine la région et y introduit les changements qui lui conviennent. Poitou, Saintonge et Guyenne sont confiés au vicomte de Thouars, Aimery. En 1206, Jean tente de reprendre les territoires perdus, mais il n'y parvient qu'en partie. Une trêve de deux ans est signée, tandis qu'il renonce à ses territoires au Nord de la Loire.
Bien entendu, Jean n'a pas renoncé à reprendre l'avantage. Il monte une opération d'envergure en s'appuyant sur son allié, l'empereur germanique, Othon de Brunswick, qui avait été un moment maître de la Saintonge. Le plan semble imparable: broyer le Capétien entre les deux mâchoires d'un gigantesque étau! Tandis que l'empereur va passer la frontière nord-est, Jean va débarquer à La Rochelle et monter vers Paris. Au passage, il lève des troupes en Saintonge, traverse le Poitou et atteint Limoges...
Devant son déploiement de force, de nombreuses place-fortes n'essaient même pas de résister. Jean recouvre petit à petit ses possessions. Le voilà maître de la Saintonge, de l'Aquitaine, du Poitou et même du Limousin; quand il aborde la Loire, il apprend que Philippe a lancé ses meilleures troupes vers lui, malgré la menace des préparatifs d'Othon à l'est du pays. Le lâche Roi d'Angleterre se replie de Limoges vers Angoulème puis fait route vers la Gironde, prêt à rembarquer. Le Dauphin Louis (futur Louis VIII, dit le Lion!), surveille la Loire. Philippe lui a confié sa troupe (10.000 hommes dont 800 chevaliers, soit le tiers des forces de Jean), lui même regagnant l'Ile de France pour faire face à la menace de l'est...
Lorsque Jean l'apprend, il pense la partie gagnée et reprend l'offensive vers Le Mans. Une place forte barre la route: La Roche aux Moynes... Jean décide de l'attaquer. Pendant deux semaines, la place résiste et lorsque Louis débouche sur le champ de bataille, le 7 juillet 1214, Jean s'enfuit et sa troupe se débande... La victoire est éclatante pour les français. Le 15 juillet, Jean a rejoint La Rochelle où il lance encore des rodomontades, tout en réclamant des secours à ses Barons.
Pendant ce temps, Othon a atteint Nivelles le 12 juillet et il marche vers Valenciennes. Philippe a pu regrouper 15.000 hommes dont 500 chevaliers à opposer aux 45.000 coalisés. La rencontre va se produire à Bouvines. Ce dimanche 27 juillet 1214, les coalisés veulent, contre tous les usages chrétiens du temps, défaire rapidement cette armée de pacotille qui leur fait face. En face, comme à Alésia, on a levé des milices communales et c'est un peu le peuple en armes qui affronte les alliés du roi Jean d'Angleterre. Dans la chaleur de juillet, de 15h. à 19h; la bataille est atroce. Mais Othon, ayant failli mourir égorgé dans l'affrontement, prend peur et fuit le champ de bataille. L'armée coalisée est défaite. C'est le triomphe pour le camp des français!
Le 12 septembre, le traité de Chinon entérine la victoire des français. Jean ne conserve en France que la Saintonge et la Gascogne. Il faillit même perdre carrément son trône, car outre la Grande Charte qui lui arracha ses Barons et qui limitait ses pouvoirs, un parti français appuya la tentative de Louis le Lion de s'emparer de la couronne d'Angleterre. Jean sans Terre mourut le 19/10/1216. Il laissait un héritier, Henri III, sur lequel la noblesse anglaise reporta tous ses espoirs et Louis ne put qu'abandonner son projet.
Louis VIII succéda à Philippe Auguste et la région, dégoûtée du parti anglais, lui offrit ses villes sans coup férir. Après Saint Jean d'Angély, ce fut La Rochelle qui capitula après un court siège. Tout l'Aunis tomba aux mains du Capétien. Il installa une garnison à La Rochelle et s'engagea à ce que la ville ne quitte jamais le domaine royal. De son côté, Henri III d'Angleterre voulait toujours conquérir ce port, point d'entrée sur le continent. Après plusieurs tentatives, avec l'aide de forces venues des îles de Ré et d'Oléron, ce fut l'échec. Quatre bourgeois, complices, furent pendus à La Rochelle et Henri III regagna l'Angleterre.
Le 8/11/1226, Louis meurt au retour de la croisade contre les Albigeois et laisse une veuve Blanche de Castille. Il lègue la couronne à son fils aîné Louis IX, plus connu aujourd'hui sous le nom de Saint Louis... Mais il n'a que 9 ans...
En 1241, Louis vient d'offrir à son frère Alphonse la suzeraineté sur l'Aunis, le Poitou et la Saintonge au nord de la Charente. Aussitôt, poussé par sa mère, Isabelle d'Angoulème, veuve de Jean sans Terre, remariée avec Hugues de Lusignan, Comte de la Marche, Henri III d'Angleterre en profite pour redébarquer à Royan et, allié à son nouveau beau-père, reprend l'offensive contre les français. Par bonheur, ceux-ci ont été avertis et Louis IX regroupe une armée de 50.000 hommes en Touraine. Deux rencontres se produisent à Taillebourg d'abord, le 22/071242, au cours de laquelle, dit-on, le roi va charger à la tête de sa cavalerieet s'emparer du pont qui sépare les deux troupes, ce qui va provoquer le rpli des anglais vers Saintes, ville aux abords de laquelle va se dérouler la bataille décisive. Perdant l'avantage, les coalisés se dispersent. La Marche se réfugie à Pons tandis qu'Henri s'enfuie à Blaye... Cela permet à Louis IX d'entamer des négociations qui aboutiront à l'abandon de tout l'Aunis ainsi que de l'île de Ré. Néammoins, homme de dialogue, Louis s'accorde avec Henri en 1256 et, contre l'abandon définitif de toute prétention d'Henri sur l'Aunis, l'Anjou et la Normandie, il concède Oléron et la Saintonge au Sud de la Charente à Henri qui constitue aussitôt notre île en apanage pour son fils Edouard! L'île de Ré, quant à elle, est confiée au frère de Louis, Alphonse.
La mort des deux rois, Louis IX en 1270, puis Henri III en 1272, en paix l'un vers l'autre, va laisser quelques années de repos à la région, pendant le règne de Philippe III le Hardi et au début de celui de Philippe IV le Bel. Mais l'imbroglio féodal que constitue la dépendance de la Saintonge envers les deux couronnes va bientôt retendre les relations entre les deux états et relancer la phase critique de la guerre de cent ans...

D'après J-L. M. (bulletin municipal de janvier 2009)

Oléron et la Saintonge pendant la guerre de 100 ans:
La paix entre les deux couronnes de France et d'Angleterre se trouvait fragilisée par la double appartenance de territoires soumis aux deux rois. Les appels intelligemment lancés par des vassaux contre Edouard III auprès de Philippe IV le Bel, compromettaient petit à petit les relations pacifiques établies.
Mais ce fut sur mer que les hostilités reprirent. Une sourde rivalité entre Bayonne et La Rochelle devint belliqueuse lorsqu'un raid de pirates Anglo-bayonnais vint saccager les magasins de La Rochelle. Il s'ensuivit une guerre d'escadre et même, en octobre 1294, le débarquement anglais dans l'île de Ré et des massacres de pauvres insulaires. La situation se rétablit un temps lorsque Philippe IV le Bel créa une véritable flotte de guerre dans la région aux ordres d'un Castillan promu grand Amiral de France. Mais les évènements vont se précipiter. Comme pour attester le mythe de la malédiction du Grand Maître des Templiers, brûlé vif sur ordre du roi de France, voilà que moins d'un an plus tard, Philippe IV le Bel meurt...
Ses trois fils vont régner successivement, tout en réinventant une prétendue loi des "vieux Francs Saliens": la couronne n'est pas transmissible par les femmes!... Ceci permet d'écarter du trône en premier lieu la fille de Marguerite de Bourgogne, suspecte de ne pas être la fille de Louis X (premier héritier de Philippe IV), cocufié dans la Tour de Nesle!... Comme il faut bien appliquer le même principe au suivant, Philippe V le Long, ses quatre filles sont écartées au profit du troisième fils, Charles IV le Bel, lequel meurt à son tour sans héritier mâle!... Trois rois de France se sont succédés en 14 ans!...
Là va se nouer une querelle successorale qui va ensanglanter le royaume pendant un siècle. Les Capétiens directs n'ayant plus d'héritier mâle, le frère de Philippe IV, Charles de Valois, va revendiquer la couronne pour son fils Philippe, neveu du défunt roi, plus proche héritier par les mâles. Mais survient Isabelle de France, fille du même Philippe IV mariée naguère à Edouard III, roi d'Angleterre mais petit fils de Philippe IV, considérant que le petit fils est plus proche par le sang du défunt roi, que le neveu!... Argument non sans fondement. Mais le parti Valois va l'emporter et cette querelle dynastique va enflammer le pays.
Une occasion historique extraordinaire fut, là, indéniablement ratée. Désormais, les descendants lointains d'Aliénor et de Guillaume le Conquérant, voire de Charlemagne, allaient s'entredéchirer.
Au hasard des batailles, des périodes d'effondrement vont succéder à d'autres de redressement. La France commence par être envahie de toutes parts. Philippe VI perd la bataille de Crécy en 1346. Localement, les anglais reconquièrent la Saintonge et le Poitou. Ils se vengent de Taillebourg en massacrant la population. Ils font de même à Saint Jean d'Angely et saccagent les environs de La Rochelle...
Mais un autre facteur va s'inviter dans cet enfer: la grande peste!... Elle apparaît dans la ville de La Rochelle et va y tuer le quart de la population.
Jean II, dit le Bon, fils de Philippe VI, va personnellement entreprendre la reconquête, mais après quelques succès locaux (St. Jean, Soubise, Surgères, Rochefort...) c'est le désastre de Poitiers en 1356! ("Père, gardez-vous à droite!... Père, gardez-vous à gauche!..."). Le roi est fait prisonnier et le traité de Bretigny rend la Saintonge à l'Angleterre.
Après quelques péripéties, Jean le Bon va mourir en Angleterre. Son fils, Charles V le Sage, va entreprendre de reconstruire ce que son père a détruit. Il choisit pour celà le meilleur soldat de son temps, Bertrand Du Guesclin, qu'il fera Connétable de France, cad généralissime des armées royales. Allié à la flotte espagnole, il va reconquérir l'Aquitaine, ville après ville, de gré ou de force; toute la Saintonge va redevenir française. Les dernières troupes anglaises sont battues à Chizé en 1373. La victoire sera de courte durée. Après la mort du Connétable et de Charles V, le fils, Charles VI, prometteur au début, sombrera dans la folie...
Le camp anglais en profitera pour reprendre pied dans la région. Les côtes saintongeaises en feront les frais, ainsi que Soubise et une abbaye de l'île de Ré. Azincourt en 1415 et la guerre civile (querelle des Armagnacs et des Bourguignons) vont plonger la France à deux doigts de sa perte. Le Dauphin Charles, déchu par les anglais de son héritage au profit d'Henri VI d'Angleterre, est réfugié à Bourges et n'est plus maître du royaume... Pourtant autour de La Rochelle, s'organise la résistance: marins de Barfleur chassés par l'invasion anglaise, marins bretons également, unissent leurs forces à celles des Rochelais. On ignore généralement que le futur Charles VII viendra personnellement de Bourges pour mettre la place en état de défense... On envoie une expédition recruter des écossais, hostiles à l'Angleterre, pour renforcer la défense française. Mais le camp français est démoralisé. Les caisses du royaume sont vides et les anglais viennent mettre le siège devant Orléans...
Et c'est le miracle!... Comme un météore, Jeanne La Pucelle va bouleverser en moins de deux ans le paysage politique et militaire du pays. Elle parvient à convaincre le Dauphin (6 mars 1429)  à Chinon, à galvaniser l'armée, à délivrer Orléans (8 mai), à battre les anglais en rase campagne à Patay (15 juin), à faire sacrer Charles VII à Reims (17 juillet), après la traversée d'un pays en principe hostile... Sa mission est achevée quand elle tombe dans les mains des Bourguignons (23 mai 1430) qui vont finalement la livrer aux anglais. On connaît la fin. Un procès inique, instruit par une cour ecclésiastique veule et soumise, toute acquise à l'Angleterre, et, pour finir, le bûcher, Place du Vieux Marché à Rouen, le 30 mai 1431...
Mais, entretemps, l'espoir a changé de camp. Les anciens ennemis intérieurs finissent par se réconcilier, et petit à petit le pays est libéré des anglais et de leurs affidés. En 1442, le Poitou et la Guyenne sont reconquis. Jacques Coeur, grand argentier du royaume, finance ces opérations. En 1450, c'est la bataille de Formigny qui rend la Normandie à Charles VII.
Le 17 éjuillet 1453, la victoire de Castillon où trépasse le meilleur capitaine anglais, Talbot, achève la reconquête. Le 19 octobre, les derniers anglais embarquent à Bordeaux pour leur pays. Calais est le dernier poste qui leur reste sur le continent. Ce sera à Louis XI, fils de Charles VII de le récupérer. La guerre de Cent Ans est terminée. Les Anglais attaqueront encore les côtes de Saintonge...
Jamais plus ils n'en occuperont le territoire.
Même si des querelles de succession et de rattachement de l'Aunis et de la Saintonge vont encore se produire dans les décennies qui vont suivre, la période qui commence alors sera pour notre région beaucoup plus paisible que les précédentes. Et les ambitions de Charles VIII, Louis XII et François 1er, les portant plutôt vers l'Italie et le mirage du royaume de Naples, l'Aunis et la Saintonge vont panser leurs plaies jusqu'à l'apparition de la Réforme et des guerres de Religion, qui vont de nouveau ensanglanter le pays à partir de 1546.
D'après J-L. M. (bulletin municipal de juillet 2009)

Les Guerres de Religions
Ainsi a t'on nommé le siècle qui va du règne de François 1er à celui de Louis XIV, même si leur phase aiguë  dura surtout durant la seconde moitié du XVIème siècle.
Tout avait commencé deux ans après la bataille de Marignan, lorsque, en Prusse, un obscur moine de Wittenberg avait placardé, sur la porte de l'église, 95 thèses contestant la conception vaticane de la religion chrétienne. Luther entrait dans la légende et allait engager l'Europe dans une véritable guerre civile universelle...
Faute de presse ou de radio, l'information circulait naturellement lentement, mais inexorablement. En 1546, elle devait atteindre Saint Denis d'Oléron par la voix d'un autre moine nommé Robin, qui vint prêcher en chaire, la religion réformée... Elle y fut accueillie avec enthousiasme par une population pauvre, troublée par la pompe du Haut Clergé Catholique...
La liberté de conscience n'était pas encore d'actualité et, dénoncé, Robin fut arrêté. Il devait être transféré à Bordeaux pour y être jugé et probablement exécuté avec deux autres coreligionnaires pris à la même période. Mais il parvint à s'évader et disparut à tout jamais.
Quelques temps plus tard, en 1553, un autre converti, Philibert Hamelin, réédita la manifestation. Mais il eut moins de chance que son prédécesseur: il fut bel et bien saisi, jugé, étranglé et brûlé à Bordeaux comme hérétique...
La dite-hérésie poursuivait néammoins son chemin et, au milieu du seizième siècle, Saint Denis compta deux tiers de Réformés...
Henri II était résolu à ramener ses sujets dans le giron de l'église catholique mais sa mort accidentelle et le court règne de François II devaient permettre au protestantisme de prospérer jusqu'au début du règne de Charles IX. Mais en 1562, un massacre de protestants, en plein office religieux à Wassy, en Haute-Marne, par les troupes du Duc de Guise, marqua l'embrasement réel de la premiè:re guerre de religion.
Ce fut en 1557 que la violence et la guerre civile atteignirent notre île. Sur le continent, la Réforme progressait moins vite, hormis à La Rochelle qui devait devenir la ville emblématique du Calvinisme, beaucoup de bourgeois adhérant avec passion au protestantisme.
Localement, les Réformés oléronais, sentant peut-être monter la tension entre les deux communautés avaient brutalement pris les devants, en s'appropriant la cloche de l'église de Saint Pierre pour l'échanger à leur profit contre quatre canons!
Désormais entre chaque trêve royale, l'escalade du fanatisme devait s'amplifier.
A Dolus, 13 prêtres et des dizaines de catholiques furent massacrés après le meurtre du curé de Saint Trojan.
Par ordre du Roi, le Sire de Pons vint alors mettre de l'ordre en Oléron en occupant l'île en 1568.
En réaction, dès 1570, 400 arquebusiers réformés débarquèrent et s'emparèrent de Saint Denis et de Saint Pierre, avant de marcher vers Le Château... Les églises furent évidemment saccagées et pillées et les catholiques susceptibles de payer rançon furent envoyés à La Rochelle.
Un peu plus tard une révolte catholique à Saint Pierre s'acheva en massacre de ses auteurs. En 1577, les troupes catholiques reprirent de nouveau Oléron et se livrèrent, bien entendu, à des représailles contre les réformés... En 1586, à son tour, François d'Aubigné reconquît l'île pour le compte des protestants. Mais ce devait être pour peu de temps, puisque 4000 soldats catholiques les en chassèrent alors qu'ils n'avaient pas encore eu le temps de renforcer les défenses du Château.
En 1598, enfin, Henri IV devenu Roi de France après son abjuration du Protestantisme, promulga l'Edit de Nantes qui devait reconnaître une certaine liberté de conscience et de culte... ce qui ne fut pourtant pas du goût de tout le monde!...
Ce sera d'abord Louis XIII, conseillé par le cardinal de Richelieu, qui choisira de revenir sur les privilèges accordés aux protestants, notamment à La Rochelle, devenu bastion des réformés, et un peu Etat dans l'Etat du Royaume de France...
Cela vaudra à cette ville la triste renommée d'un siège épouvantable au bout duquel les Rochelais durent bien céder aux exigences du Roi... Mais ce sera surtout Louis XIV qui achèvera d'affaiblir la religion réformée en France. En révoquant l'édit de Nantes de son grand-père, il imposa l'hébergement de militaires chez les protestants. Ceux-ci reçurent sans doute des consignes d'indélicatesses vis-à-vis de leurs hôtes... Les brutalités de la soldatesque, retenues dans l'histoire sous le terme de dragonnades, vinrent à bout de la patience des victimes. Le fanatisme de la Renaissance s'était largement émoussé  et peu de convertis persistèrent.
A Saint Denis même, le Roi obtint ainsi 230 conversions en 3 jours!... 600 Oléronais choisirent malgré tout l'exil plutôt que le reniement...
Le siècle épouvantable du fanatisme religieux s'achevait ainsi misérablement. Et 150 ans plus tard, il ne restait sur notre île que 250 réformés sur une population de 15.000 habitants...
D'après J-L. M. (bulletin municipal de janvier 2010)

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